Guðni: un historien élu président d‘Islande

Guðni: un historien élu président d‘Islande

Les élections présidentielles se sont tenues pendant l’Euro de foot en Islande et auront lieu en 2017 en France. L’occasion pour le LPP de faire un point sur ce à quoi pourront ressembler les prochains sommets franco-islandais. Une chose est certaine, la part belle est faites aux hommes, avec l’élection de Guðni Th. Jóhannesson au pays des sagas et avec Hollande, Sarkozy et Juppé leaders (pour le moment) au pays de Molière.

AU PAYS DE MOLIÈRE

François Hollande, né en 1954. Ancien premier secrétaire du Parti socialiste, il a également été maire de Tulle, député de Corrèze et président du Conseil général de Corrèze. L’actuel Président de la République française atteint des abysses d’impopularité. Le président d’Islande sortant a raconté que Francois Hollande aurait été fasciné par la ferveur des supporters islandais même après la défaite de leur équipe 5-2 contre la France.

Nicolas Sarkozy, né en 1955. Ancien Président de la République française (de 2007 à 2012), ancien ministre (Budget, Intérieur, Économie et Finances), il a aussi été maire de Neuilly-sur-Seine et député des Hauts-de-Seine. Il a été battu au cours de l’élection présidentielle de 2012. Incarnation d’un renouveau de la droite, dite « droite décomplexée », pour certains.

Alain Juppé, né en 1945. Cet agrégé de lettres classiques a été maire de Bordeaux de 1995 à 2004 puis depuis 2006 et a été ministre de Jacques Chirac (Affaires étrangères et européennes, Défense et Écologie). Éclaboussé par l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris en 1995, il s’est fait discret pendant quelques années, enseignant notamment au Québec. Actuellement candidat à la primaire à droite en vue de l’élection présidentielle de 2017, il fait figure de favori et incarne la droite traditionnelle et républicaine.

AU PAYS DE SAGAS

Au pays des sagas, les principaux concurrents de Guðni Th. Jóhannesson étaient surtout Davíð Oddsson et Andri Snær Magnason, les visages de deux Islande opposées. Guðni était un choix moins partisant, l’homme se présentant comme un universitaire se situant au-dessus des divisions de clans.

Davíð Oddsson, né en 1948.  Ancien maire de la capitale, Premier Ministre (de 1991 à 2004) et directeur de la Banque Centrale, Davíð Oddsson est actuellement rédacteur en chef du très conservateur Morgunblaðið. Il connaît par cœur les ressorts de la politique et malgré des méthodes controversées et des prises de positions parfois réactionnaires, il reste, aux yeux de nombreux Islandais, celui qui a rendu l’Islande audible sur la scène internationale.

Andri Snær Magnason né en 1973. Écrivain à succès et fervent défenseur de la nature, Andri Snær a connu un joli succès littéraire en France avec son ouvrage Love Star (publié aux éditions Zulma). Il est notamment connu pour son documentaire Draumalandið (en français : le pays rêvé) dans lequel il remet en question l’attitude qui consiste à croire qu’en Islande, tout va bien. Il portait l’espoir d’un renouveau de l’espace politique.

La femme d’affaire Halla Tómasdóttir fut la surprise du scrutin. Contrairement aux prévisions des sondages, elle est arrivée en deuxième position. Halla avait pourtant prévenu ses concurrents :
ce qui intéresse les électeurs ce ne sont pas les spéculations des médias mais les élections en elles-mêmes. Les français sont prévenus.